Le massacre d’Utoya, aboutissement de la bien-pensance.

Le massacre d’Utoya, aboutissement de la bien-pensance.

La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. [Spinoza]

Pour gagner un combat il faut garder espoir car les actes désespérés mènent à la défaite. Anders Breivik a perdu espoir dans la capacité des peuples européens à résister pour la préservation de leurs cultures et de leurs identités. Sa résignation lui a fait commettre un acte impardonnable et néfaste à la cause qu’il défend. Cependant les analyses qui sont faites dans les médias des causes qui ont menées Anders Breivik à commettre ces attentats sont partiales et risibles.

Les associations et personnalités politiques, toujours promptes à s’accaparer des caméras dans le but de satisfaire leur besoin de notoriété, saisissent la précieuse opportunité de l’évènement. Rabâchant sans cesse les mêmes slogans et phrases pré-mâchées si vitales à leurs dogmes, ils tentent de faire passer un acte isolé pour un nouvel état de fait. Ce massacre ne peut-être imputé aux mouvements politiques souhaitant préserver leurs civilisations et les libertés chèrement acquises aux prix d’héroïques sacrifices. Désespéré, Anders Breivik ne se satisfaisait plus de la politique et a transgressé ses principes et ses valeurs morales dans le but même de les préserver. Malgré ce que les imposteurs de l’intellect tentent de démontrer, son geste ne peut être appuyé par les sympathisants des partis patriotiques et identitaires, fondant invariablement leurs orientations politiques sur le dégout de la violence, quelques soient ses formes.

Anders Breivik exprime une dialectique lucide dans son manifeste. Son constat sur l’islamisation de l’Europe et de la France en particulier est fondé sur des faits réels. Au demeurant, s’il est nécessaire de résister aux dérives de la bien-pensance et du capitalisme dépravé, ce genre d’acte désespéré nuit au combat des identitaires et patriotes.

Ce geste, censé réveiller de sa léthargie une civilisation qui génère son propre cauchemar  tend à montrer que nous courrons vers notre perte si nous sommes incapables de nous amputer d’une part de notre âme. Il s’agit là de renoncer à notre naïveté qui provoque la dissolution de notre héritage sous prétexte d’une repentance coloniale. L’immigration massive que subit les Européens (+/- 300 000 immigrés/an en France), et l’abandon du modèle d’assimilation des nouveaux arrivants a détruit l’unité nationale dans tous les pays européens. L’abandon du modèle d’assimilation, et le sacrifice du droit des peuples Européens à revendiquer leurs identités d’autochtone a engendré une communautarisation des nouveaux arrivants, dépourvus d’un modèle et d’une culture à adopter. Cette communautarisation multiethnique (ou multiculturalisme), reflet d’une politique absurde d’immigration, engendre la division de la société et laisse entrevoir à nos pays les mêmes perspectives que celles du Liban en 1975 ou que celles de la Yougoslavie en 1991.

L’unité nationale n’existant plus, les violences en bandes ethniques explosent. Notre pays est précipité vers un affrontement civil à caractère racial, dans un mutisme total. Ces éléments, visibles au quotidien, alertent nécessairement les individus attentifs et éveillés. Ceux-ci sont de plus en plus tentés par les partis populistes à mesure que l’ombre de la bien-pensance balaye toute objectivité dans les analyses des problèmes sociétaux.

A interdire des débats fondamentaux pour l’avenir des nations, la bienpensance et toutes les associations qui y ont fait allégeance bafouent la démocratie et se comportent en fascistes. Face aux interrogations légitimes des peuples, les seules réponses politiques sont la censure, les accusations graves et mensongères de racisme, de xénophobie, d’islamophobie ou encore l’énoncé perpétuel des slogans du vivre ensemble. Les États et les partis politiques, des libéraux aux communistes, n’ont ni les motivations ni les capacités de nous prémunir contre le déclin de notre civilisation et l’instauration progressive de la charia dans nos pays. Cette incapacité conduit nombre de nos compatriotes a s‘interroger sur l’héritage qu’ils laisseront aux générations futures. La censure des débats et la suspicion de l’affaiblissement de la démocratie provoque un désarroi au sein de la population et engendre de fait une angoisse croissante. La frontière entre l’angoisse et le désespoir s’atténue à mesure que nous laissons lâchement perdurer un système délaissé des devoirs envers son peuple. La détresse conduit à des actes meurtriers. Et si rien ne change immédiatement, le désespoir risque de gangréner notre société.